L’intelligence artificielle réduit considérablement le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et son exploitation. Ce qui prenait autrefois des semaines aux cybercriminels peut désormais se produire en quelques heures, voire en quelques minutes. Cette évolution touche tous les secteurs, mais ses répercussions varient selon les réalités de chacun.
Les organisations du secteur public, les établissements de santé, les institutions financières, les entreprises du secteur de l’énergie et les commerces de détail évoluent tous dans des contextes différents. Ces secteurs jouent un rôle essentiel dans l’économie et les collectivités canadiennes. Ce sont aussi des domaines où Compugen accompagne des organisations qui doivent composer avec des environnements TI d’entreprise de plus en plus complexes. Le défi commun consiste à déterminer si leur environnement TI d’entreprise est en mesure de réagir à la vitesse imposée par les menaces d’aujourd’hui.
L’expansion des environnements TI, l’adoption du Cloud (infonuagique), le maintien d’infrastructures vieillissantes et la multiplication des points de terminaison connectés rendent la gouvernance technologique plus complexe que jamais. L’IA n’est pas à l’origine de cette complexité, mais elle la met aujourd’hui en évidence comme jamais auparavant.
Les responsables des TI doivent protéger des environnements toujours plus vastes et complexes, tout en étant imputables de leur sécurité. Ils doivent savoir où se trouvent les risques, comprendre à quelle vitesse ils peuvent se propager et avoir l’assurance que leur organisation est en mesure d’intervenir avant qu’un incident ne perturbe les activités.
La bonne nouvelle? Malgré les défis propres à chaque secteur, le chemin vers une plus grande résilience repose sur les mêmes fondements : bien connaître son environnement technologique, renforcer sa gouvernance et développer la discipline opérationnelle nécessaire pour intervenir avec confiance.
Voici un aperçu des principaux enjeux auxquels fait face chaque secteur.
Secteur public : gouverner les TI d’entreprise au rythme du changement
Les organisations du secteur public font face à des cyberrisques grandissants. La complexité des environnements TI, les cycles d’approvisionnement, les contraintes budgétaires et la multiplication des partenaires externes compliquent leur capacité à suivre le rythme de l’évolution des menaces.
Les organismes gouvernementaux n’ont jamais eu le luxe de prendre des décisions technologiques en vase clos. Chaque investissement doit tenir compte des budgets, des règles d’approvisionnement, des exigences réglementaires et de la responsabilité de protéger les renseignements des citoyens.
Au fil des initiatives de modernisation, les environnements TI sont devenus de plus en plus complexes. Les services essentiels reposent souvent sur une combinaison d’infrastructures existantes, de plateformes Cloud, de partenaires tiers et de technologies partagées. Si ces interconnexions améliorent la prestation des services, elles accentuent également le besoin d’une gouvernance rigoureuse et d’une visibilité complète.
L’objectif n’est pas simplement de bloquer les attaques, mais de comprendre où se situent les risques les plus importants, de prendre des décisions éclairées plus rapidement et de bâtir un environnement TI d’entreprise sécuritaire et résilient, capable de soutenir la prestation de services publics fiables, quelles que soient les circonstances.
Santé : assurer la continuité des soins malgré l’accélération des cyberrisques
Les organisations du secteur de la santé font face à des risques particuliers, puisque chaque système connecté contribue directement à la prestation des soins.
Les applications cliniques, les appareils médicaux et les environnements de soins connectés améliorent les résultats pour les patients, mais ils rendent également les environnements TI beaucoup plus complexes. Les décisions en matière de cybersécurité doivent protéger ces systèmes sans nuire au travail quotidien des équipes cliniques.
Au Canada, plusieurs établissements de santé ont subi des attaques par rançongiciel ayant perturbé leurs activités et forcé les équipes de soins à fonctionner sans certains systèmes essentiels. Pensons notamment à l’attaque contre LifeLabs en octobre 2019 ou à celle de l’Hôpital SickKids en décembre 2022. Ces événements ont rappelé une réalité importante : protéger les organisations de santé ne consiste pas seulement à prévenir les attaques, mais aussi à assurer la continuité des opérations lorsqu’un incident survient.
Les organisations qui progressent le plus rapidement connaissent précisément leur environnement technologique, comprennent les dépendances entre leurs systèmes critiques et disposent de plans de reprise éprouvés. Cette approche renforce leur posture de cybersécurité tout en permettant aux équipes cliniques de demeurer concentrées sur ce qui compte le plus : offrir des soins de qualité.
Finance : protéger la confiance dans un contexte où les menaces évoluent plus vite
Les institutions financières font face à des cybermenaces plus sophistiquées que jamais. En facilitant la création de fraudes, de campagnes d’hameçonnage et d’attaques ciblant les identités, l’intelligence artificielle complique aussi leur détection.
Si les technologies évoluent, l’objectif des cybercriminels demeure le même : accéder le plus rapidement possible aux renseignements des clients, aux actifs financiers et à la confiance du public.
Les organisations canadiennes savent déjà que les conséquences d’un incident de sécurité peuvent perdurer bien après le rétablissement des systèmes. Les événements entourant la fuite de données interne du Mouvement Desjardins entre 2017 et 2019, ainsi que les attaques par bourrage d’identifiants ayant visé l’Agence du revenu du Canada en 2020, en sont de bons exemples.
La cybersécurité dépasse donc largement le cadre des TI. Les équipes de direction doivent avoir l’assurance queleurs fondations technologiques soutiennent l’innovation, répondent aux exigences réglementaires et protègent la confiance de leur clientèle. Si l’IA accélère les cyberrisques, elle révèle aussi si l’environnement TI d’une organisation est prêt à soutenir sa prochaine phase de croissance.
Énergie et services publics : protéger les infrastructures critiques sans ralentir les opérations
Les entreprises du secteur de l’énergie et des services publics doivent gérer les cyberrisques tout en assurant des services essentiels dont dépendent les collectivités chaque jour.
Contrairement à plusieurs autres secteurs, leurs environnements combinent des systèmes d’affaires et des technologies opérationnelles qui doivent fonctionner en parallèle. Plusieurs actifs critiques demeurent en service pendant de nombreuses années, puisque leur remplacement n’est pas toujours réaliste, ni même possible.
Dans ce contexte, une gouvernance rigoureuse et une planification efficace du cycle de vie des actifs sont tout aussi importantes que les contrôles techniques.
L’IA réduit considérablement le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et sa tentative d’exploitation. Or, les fournisseurs de services essentiels ne peuvent interrompre leurs activités chaque fois qu’une nouvelle menace apparaît afin d’accélérer les mises à jour ou d’implanter les plus récentes initiatives Zero Trust.
Des incidents récents, comme l’attaque par rançongiciel ayant touché Nova Scotia Power en mars 2025, démontrent que la résilience opérationnelle est devenue aussi essentielle que la prévention.
En comprenant leur environnement technologique, en identifiant les actifs critiques les plus exposés et en assurant leur gestion tout au long de leur cycle de vie, les organisations peuvent intervenir avec davantage d’assurance tout en maintenant les services dont dépendent les Canadiens.
Commerce de détail : réduire la complexité des environnements connectés
Les entreprises du commerce de détail s’appuient sur des environnements TI hautement connectés pour offrir l’expérience que les consommateurs attendent.
Magasins, centres de distribution, plateformes Cloud, systèmes de paiement, applications de gestion des stocks et chaînes d’approvisionnement fonctionnent tous de manière interconnectée. Plus ces connexions se multiplient, plus leur gestion devient complexe.
Lorsqu’un maillon de cet environnement est perturbé, les conséquences dépassent rapidement les TI. Les ventes ralentissent, la productivité diminue, les consommateurs hésitent à partager leurs renseignements de paiement et la réputation de la marque peut être affectée longtemps après le retour à la normale.
Les attaques ayant récemment ciblé des détaillants canadiens, notamment London Drugs en 2024 et la SAQ... pardon, la LCBO en 2023, illustrent à quel point ces conséquences peuvent se matérialiser rapidement.
Les organisations qui connaissent bien leur environnement technologique, adoptent une solide approche Zero Trust, réduisent la complexité inutile et maintiennent une visibilité complète ainsi que des capacités de reprise éprouvées sont beaucoup mieux préparées à poursuivre leurs activités lorsqu'un incident survient.
Les questions que tous les responsables des TI devraient se poser
Peu importe le secteur d’activité — services publics, santé, finance, infrastructures critiques ou commerce de détail — les questions que doivent se poser les responsables des TI sont de plus en plus les mêmes.
Connaissez-vous réellement votre environnement technologique? Pouvez-vous repérer rapidement les secteurs où les cyberrisques augmentent? Votre modèle opérationnel vous permet-il d’accélérer efficacement le déploiement des correctifs? Avez-vous atteint un niveau de maturité Zero Trust? Avez-vous validé la capacité de votre organisation à reprendre rapidement ses activités en cas de perturbation?
Ces questions dépassent le cadre de la cybersécurité. Elles concernent l’ensemble de l’environnement TI d’entreprise. Les organisations les mieux préparées pour l’avenir sont celles qui peuvent y répondre avec confiance.
Bâtir des fondations TI plus solides
Chaque secteur possède ses propres priorités, exigences réglementaires et réalités opérationnelles. Ce qui les unit, c’est la complexité croissante des environnements TI sur lesquels ils s’appuient. Et l’intelligence artificielle met aujourd’hui cette réalité en pleine lumière.
Les organisations qui comprennent leur environnement technologique, renforcent leur posture de sécurité et intègrent la résilience, la souplesse opérationnelle et des capacités de reprise éprouvées à leurs façons de faire seront mieux préparées pour relever les défis de demain, qu’il s’agisse d’adopter l’IA, de répondre à de nouvelles exigences réglementaires ou de faire face à la prochaine cybermenace.
La cyberrésilience ne se mesure pas au nombre d’outils de sécurité déployés. Elle se mesure à la capacité d’une organisation à poursuivre ses activités avec confiance lorsque les conditions changent.
Comprendre l’impact de l’IA sur les cyberrisques commence par une évaluation de votre situation actuelle.
Communiquez avec les spécialistes de Compugen pour planifier un atelier de travail sans frais. Ensemble, nous évaluerons le niveau de préparation de votre organisation face aux cyberrisques accélérés par l’IA et définirons des actions concrètes pour renforcer votre préparation opérationnelle, votre infrastructure de sécurité et votre résilience.


